Protocole pansement plaie chirurgicale : étapes et conseils essentiels
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Une escarre est une lésion cutanée qui peut survenir chez une personne immobilisée ou ayant une mobilité réduite. Le début d’escarre correspond aux premiers signes visibles avant qu’une plaie plus profonde ne se forme. Il est important d’observer attentivement la peau, notamment sur les zones d’appui, pour détecter ces symptômes et prévenir une aggravation.
Le début d’escarre se manifeste généralement par une rougeur persistante sur une zone de pression prolongée, comme les talons, les fesses, les chevilles ou le dos. Cette rougeur ne disparaît pas lorsqu’on exerce une légère pression (test du blanchiment). La peau peut sembler chaude ou légèrement enflée. À ce stade, la lésion est encore superficielle et réversible si des mesures adaptées sont prises rapidement.

Les escarres apparaissent lorsque la peau et les tissus sous-jacents sont comprimés de façon prolongée entre un os et une surface dure, ce qui réduit la circulation sanguine locale. Les facteurs favorisants incluent :
Voici ce que l’on peut observer :
Il est important de vérifier ces signes régulièrement, surtout chez les personnes à risque.
Par exemple, une personne âgée alitée après une fracture du col du fémur peut rapidement développer une rougeur sur le talon ou la région sacrée si elle ne change pas de position régulièrement. De même, un patient en fauteuil roulant depuis plusieurs semaines peut présenter un début d’escarre au niveau des fesses ou des ischions. Ces exemples illustrent l’importance d’une surveillance attentive et d’une mobilisation adaptée.

L’infirmier évalue l’état de la peau, la localisation et la taille de la rougeur. Il vérifie également l’état général du patient, sa mobilité et les facteurs de risque associés. Le professionnel adapte les soins en fonction de l’évolution des signes, en collaboration avec le médecin traitant. Par exemple, il peut recommander des dispositifs anti-escarres comme des matelas ou coussins spécifiques pour réduire la pression.
Il ne faut pas masser la zone rouge car cela peut aggraver la lésion. Il est recommandé de changer régulièrement la position du patient pour réduire la pression sur la zone concernée, idéalement toutes les deux heures. Maintenir une bonne hygiène de la peau et éviter l’humidité excessive sont aussi essentiels pour prévenir la progression de l’escarre. L’utilisation de produits adaptés pour protéger la peau, comme des crèmes barrières, peut être envisagée.
Outre la rougeur, il faut surveiller l’apparition de signes d’infection tels que :
Ces signes doivent alerter et motiver une consultation rapide.
Si la rougeur s’étend, si la peau devient douloureuse, si une plaie s’ouvre, s’il y a une odeur désagréable, un suintement ou une fièvre, il est important de consulter rapidement un professionnel de santé. Le médecin ou l’infirmier pourra alors prescrire les soins adaptés à la situation.
Ces informations facilitent l’évaluation et la prise en charge rapide de l’escarre débutante.
Il est également utile de noter les conditions de vie et l’environnement du patient, comme la qualité du matelas ou du fauteuil, la fréquence des changements de position et la présence d’aides à domicile. Ces éléments aident le professionnel à adapter les recommandations.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les informations de l’Assurance Maladie sur les plaies chroniques et les recommandations et ressources de la Haute Autorité de Santé.
Si la plaie s’aggrave vite, devient très douloureuse, dégage une odeur inhabituelle, s’accompagne de fièvre, de malaise, d’un écoulement important ou d’un changement brutal de l’état général, il faut demander un avis médical sans attendre. Selon la gravité, contactez le médecin, l’infirmier qui suit le patient, le 15 ou le 112.
Avant de contacter un professionnel, rassemblez les ordonnances, traitements en cours, antécédents importants, date d’apparition du problème et signes d’évolution. Notez la douleur, la fièvre, les changements de couleur, d’odeur ou d’écoulement, ainsi que les difficultés de mobilisation. Ces informations ne remplacent pas l’examen clinique, mais elles aident le soignant à évaluer la situation et à décider de la suite.
En cas d’aggravation rapide, de malaise, de douleur importante, de fièvre ou de symptôme inquiétant, il faut demander un avis médical sans attendre, en contactant le médecin, l’infirmier, le 15 ou le 112 selon la gravité.