Protocole pansement plaie chirurgicale : étapes et conseils essentiels
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Les escarres, également appelées lésions de pression, sont des plaies fréquentes chez les personnes immobilisées ou à mobilité réduite. Elles résultent d’une pression prolongée sur une zone de la peau, souvent en contact avec une surface dure, ce qui provoque une souffrance tissulaire pouvant évoluer vers des lésions plus ou moins profondes. Parmi les différents stades d’escarres, le stade 2 représente une étape intermédiaire où la peau est endommagée mais sans atteinte des tissus profonds.
Au stade 2, l’escarre se manifeste par une perte partielle de l’épaisseur cutanée. Cette perte implique l’épiderme et peut s’étendre au derme, la couche située juste en dessous. La plaie peut se présenter sous la forme d’une abrasion, d’une cloque ouverte ou fermée, ou d’une ulcération superficielle. La peau autour de la lésion est souvent rouge, inflammée et douloureuse au toucher, mais il n’y a pas encore de nécrose ni d’exposition des tissus profonds comme le muscle ou l’os.
Ce stade est un signal d’alerte important car il indique une aggravation par rapport au stade 1, où la peau est intacte mais présente une rougeur persistante. La prise en charge précoce est essentielle pour éviter la progression vers des stades plus sévères qui peuvent nécessiter des interventions plus invasives.

Les signes caractéristiques d’une escarre de stade 2 incluent :
Il est important de surveiller attentivement cette plaie car les escarres peuvent évoluer rapidement. La douleur augmentée, l’apparition d’une mauvaise odeur, un gonflement ou un changement de couleur doivent alerter et motiver une consultation médicale rapide.
L’escarre de stade 2 est généralement causée par une pression prolongée sur une zone osseuse, surtout chez les personnes immobilisées ou présentant une diminution de la sensibilité. Les zones les plus à risque comprennent :
Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition ou l’aggravation d’escarres à ce stade :
Par exemple, une personne âgée alitée suite à une fracture peut rapidement développer une escarre de stade 2 au niveau du sacrum si les pressions ne sont pas régulièrement soulagées et si l’hygiène cutanée n’est pas optimale.
Surveiller une escarre de stade 2 est une étape cruciale pour prévenir sa progression. Voici les éléments à observer régulièrement :
Un carnet de suivi est recommandé pour noter ces observations au quotidien. Cela permet de transmettre des informations précises et détaillées aux professionnels de santé lors des consultations ou visites à domicile.

Les soins doivent être réalisés par un professionnel de santé qualifié, en respectant les prescriptions médicales. Les grandes lignes de la prise en charge comprennent :
Il est impératif de ne jamais percer soi-même une cloque ni appliquer un traitement sans avis médical, car cela pourrait aggraver la plaie ou provoquer une infection.
Il est conseillé de contacter rapidement un professionnel de santé dans les situations suivantes :
Le professionnel pourra alors évaluer la gravité de la situation, adapter les soins et éventuellement prescrire des examens complémentaires ou un traitement antibiotique.
Pour faciliter l’échange et obtenir une prise en charge rapide et adaptée, il est utile de préparer les informations suivantes avant de contacter l’infirmier ou le médecin :
Ces éléments permettent au professionnel de santé d’évaluer rapidement la situation et de définir les soins appropriés.
Pour approfondir vos connaissances, vous pouvez consulter les informations de l’Assurance Maladie sur les plaies chroniques ou les recommandations de la Haute Autorité de Santé.
Si la plaie s’aggrave vite, devient très douloureuse, dégage une odeur inhabituelle, s’accompagne de fièvre, de malaise, d’un écoulement important ou d’un changement brutal de l’état général, il faut demander un avis médical sans attendre. Selon la gravité, contactez le médecin, l’infirmier qui suit le patient, le 15 ou le 112.
Avant de contacter un professionnel, rassemblez les ordonnances, traitements en cours, antécédents importants, date d’apparition du problème et signes d’évolution. Notez la douleur, la fièvre, les changements de couleur, d’odeur ou d’écoulement, ainsi que les difficultés de mobilisation. Ces informations ne remplacent pas l’examen clinique, mais elles aident le soignant à évaluer la situation et à décider de la suite.
En cas d’aggravation rapide, de malaise, de douleur importante, de fièvre ou de symptôme inquiétant, il faut demander un avis médical sans attendre, en contactant le médecin, l’infirmier, le 15 ou le 112 selon la gravité.