Protocole pansement plaie chirurgicale : étapes et conseils essentiels
Choisir le bon pansement pour une plaie chirurgicale : critères et étapes essentielles La prise en charge d’une plaie chirurgicale à domicile…
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Les escarres sont des lésions de la peau et des tissus sous-jacents qui apparaissent généralement sur des zones soumises à une pression prolongée. Elles concernent souvent les personnes alitées ou à mobilité réduite. Comprendre comment les soigner est important pour éviter leur aggravation et favoriser la cicatrisation. Cet article explique ce que l’on peut observer, les soins habituels réalisés par les infirmiers, ainsi que les précautions à prendre.
Une escarre se forme quand la pression exercée sur une zone de la peau empêche la circulation sanguine normale. Sans apport suffisant en oxygène et nutriments, la peau et les tissus sous-jacents peuvent se détériorer. Les zones les plus fréquemment concernées sont les talons, les fesses, les chevilles, le sacrum ou les coudes.
On distingue plusieurs stades d’escarre, allant d’une rougeur persistante à une plaie plus ou moins profonde avec destruction des tissus. Il est important d’observer l’aspect de la peau, la présence de douleur, d’odeur ou de suintement, qui peuvent indiquer une infection ou une aggravation.

Le soin des escarres repose d’abord sur la suppression ou la réduction de la pression sur la zone concernée. Cela passe par des changements réguliers de position, l’utilisation de dispositifs spécifiques comme des matelas à air ou des coussins adaptés. Ces mesures aident à améliorer la circulation sanguine locale.
Le nettoyage de la plaie est également essentiel. En général, les infirmiers utilisent du sérum physiologique pour rincer doucement la zone sans agresser les tissus. Le choix du pansement dépend de l’état de la plaie : il doit protéger, absorber les exsudats et favoriser un environnement humide adapté à la cicatrisation.
Les soins infirmiers sont réalisés sur prescription médicale et adaptés à la situation de chaque patient. Ils peuvent inclure une détersion pour retirer les tissus morts, toujours effectuée par un professionnel qualifié.
Une surveillance rigoureuse est essentielle lorsque l’on prend en charge une escarre à domicile. Voici les principaux signes qui doivent alerter :
En cas d’apparition de l’un de ces signes, il est impératif de contacter rapidement un professionnel de santé.
Soigner une escarre à domicile nécessite de la prudence. Certains gestes sont à proscrire pour éviter toute complication :

Pour optimiser l’échange avec un médecin ou un infirmier, il est utile de préparer certaines informations clés :
Cette préparation facilite le diagnostic et permet au professionnel de santé de proposer un traitement adapté rapidement.
Exemple 1 : Mme Dupont, 78 ans, alitée après une fracture de la hanche, présente une rougeur persistante au niveau du sacrum. L’infirmier intervient tous les deux jours pour nettoyer la zone avec du sérum physiologique et applique un pansement hydrocolloïde. La famille veille à changer sa position toutes les deux heures et utilise un matelas à air pour répartir la pression. Après deux semaines, la rougeur diminue et la peau retrouve son aspect normal.
Exemple 2 : M. Martin, 65 ans, diabétique avec une escarre au talon. Le soin inclut une surveillance stricte de la glycémie, un nettoyage délicat de la plaie, et un pansement hydrocellulaire. La douleur est surveillée et signalée rapidement au médecin en cas d’aggravation. Un kinésithérapeute intervient pour améliorer la mobilité et réduire la pression sur le talon.
Pour plus d’informations fiables, vous pouvez consulter les informations de l’Assurance Maladie sur les plaies chroniques ou les recommandations de la Haute Autorité de Santé.
Si la plaie s’aggrave vite, devient très douloureuse, dégage une odeur inhabituelle, s’accompagne de fièvre, de malaise, d’un écoulement important ou d’un changement brutal de l’état général, il faut demander un avis médical sans attendre. Selon la gravité, contactez le médecin, l’infirmier qui suit le patient, le 15 ou le 112.
Avant de contacter un professionnel, rassemblez les ordonnances, traitements en cours, antécédents importants, date d’apparition du problème et signes d’évolution. Notez la douleur, la fièvre, les changements de couleur, d’odeur ou d’écoulement, ainsi que les difficultés de mobilisation. Ces informations ne remplacent pas l’examen clinique, mais elles aident le soignant à évaluer la situation et à décider de la suite.
En cas d’aggravation rapide, de malaise, de douleur importante, de fièvre ou de symptôme inquiétant, il faut demander un avis médical sans attendre, en contactant le médecin, l’infirmier, le 15 ou le 112 selon la gravité.