Protocole pansement plaie chirurgicale : étapes et conseils essentiels
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Les escarres, également appelées plaies de pression, sont des lésions cutanées résultant d’une compression prolongée de la peau et des tissus sous-jacents. Elles surviennent fréquemment chez des personnes immobilisées ou à mobilité réduite, notamment les personnes âgées, les patients hospitalisés, ou ceux en situation de handicap. La prévention et la détection précoce sont essentielles pour éviter l’évolution vers des stades plus sévères, plus difficiles à traiter.
Le stade 1 est la phase initiale d’une escarre. Il se caractérise par une rougeur persistante sur une zone cutanée soumise à une pression prolongée, souvent au niveau des points d’appui osseux comme les talons, le sacrum, ou les épaules. Cette rougeur ne disparaît pas lorsqu’on exerce une légère pression avec le doigt (test de la décoloration). La peau reste intacte, sans plaie ouverte, mais peut présenter une sensation de chaleur accrue, une fermeté ou une texture différente par rapport à la peau environnante.
Cette modification cutanée traduit une altération de la circulation sanguine locale, un signe d’alerte précoce avant la formation d’une plaie. Il est important de noter que chez les personnes à peau foncée, la rougeur peut être moins visible ; dans ce cas, la peau peut paraître plus sombre, violacée ou présenter une modification de la texture.
Un patient alité depuis plusieurs jours présente une rougeur persistante au niveau du sacrum. La peau est chaude, ferme, et la rougeur ne disparaît pas à la pression. Aucun signe de plaie ouverte n’est visible. Cette observation correspond à une escarre de stade 1, nécessitant une prise en charge rapide pour éviter la progression.

Les photos illustrant les escarres de stade 1 sont accessibles sur divers supports éducatifs et en ligne. Elles montrent généralement des zones rouges localisées, parfois légèrement en relief. Ces images sont utiles pour reconnaître les premiers signes, mais il est crucial de les utiliser avec prudence.
En effet, la présentation visuelle peut varier selon la couleur de peau, l’éclairage, et l’état général du patient. De plus, une rougeur cutanée peut avoir d’autres causes, comme une irritation ou une allergie. Par conséquent, ces photos ne remplacent jamais un examen clinique réalisé par un professionnel de santé, qui prendra en compte l’ensemble des facteurs cliniques.
Les escarres apparaissent principalement sur les zones osseuses en contact prolongé avec une surface dure, où la pression est maximale et la circulation sanguine peut être compromise :
Chez les personnes alitées ou en fauteuil roulant, ces zones doivent faire l’objet d’une surveillance régulière. La prévention passe par des changements fréquents de position, l’utilisation de dispositifs adaptés (matelas à air, coussins spécifiques), et le maintien d’une bonne hydratation cutanée.
Chez les patients diabétiques ou présentant des troubles circulatoires, la cicatrisation peut être ralentie, augmentant le risque d’aggravation rapide des lésions. Une attention particulière est donc nécessaire.
Lors d’une visite à domicile ou en établissement, l’infirmier réalise une évaluation complète de la peau et des facteurs de risque. Il vérifie :
Cette évaluation permet d’adapter les soins et les mesures préventives, telles que :
Un carnet de suivi est tenu pour noter l’apparition et l’évolution des rougeurs, les soins réalisés, et les observations cliniques. Cela facilite la communication avec l’équipe médicale et permet un ajustement rapide des interventions.

Il est recommandé de prendre contact avec un professionnel de santé (médecin traitant, infirmier, ou cabinet infirmier) si une rougeur persiste plus de quelques heures sans amélioration. Il faut également être vigilant en cas d’apparition de :
En présence de signes généraux tels que fièvre, malaise, ou plaie profonde, il convient d’appeler immédiatement le 15 ou de se rendre aux urgences, car cela peut indiquer une infection ou une complication sévère.
Pour optimiser la prise en charge lors d’un appel, il est utile de préparer les informations suivantes :
Ces éléments permettront au professionnel de santé d’évaluer la gravité et de proposer les mesures adaptées, que ce soit en prévention ou en traitement.
La prévention des escarres repose sur une vigilance constante et des gestes simples :
Une prise en charge précoce des escarres de stade 1 permet souvent d’éviter leur progression vers des stades plus graves, qui nécessitent des soins plus complexes et prolongés.
Pour approfondir vos connaissances sur les escarres et leur prise en charge, vous pouvez consulter les ressources suivantes :
Note : Ce texte est rédigé dans le respect des consignes de prudence médicale. Il ne remplace pas un avis médical personnalisé. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.
Avant de contacter un professionnel, rassemblez les ordonnances, traitements en cours, antécédents importants, date d’apparition du problème et signes d’évolution. Notez la douleur, la fièvre, les changements de couleur, d’odeur ou d’écoulement, ainsi que les difficultés de mobilisation. Ces informations ne remplacent pas l’examen clinique, mais elles aident le soignant à évaluer la situation et à décider de la suite.
En cas d’aggravation rapide, de malaise, de douleur importante, de fièvre ou de symptôme inquiétant, il faut demander un avis médical sans attendre, en contactant le médecin, l’infirmier, le 15 ou le 112 selon la gravité.